Les indemnités kilométriques en intérim compensent l’usage de votre véhicule personnel quand vous vous déplacez pour une mission. Elles sont versées par l’agence d’emploi, surtout pour les missions courtes ou éloignées du domicile. Voici les règles à connaître : droit au remboursement, barème 2026, calcul, justificatifs et trajets de formation.
Ce qu’il faut retenir
Une mission d’intérim de moins de 3 mois est généralement traitée comme un déplacement professionnel. Elle peut donc ouvrir droit aux indemnités kilométriques. En 2026, le barème voiture va de 0,529 € à 0,697 € par kilomètre. Les trajets vers un centre de formation peuvent être pris en charge par les organismes paritaires. En cas de panne, d’absence de véhicule ou de mission éloignée, le FASTT propose des solutions rapides : location à prix réduit, garage solidaire, aide au logement.
Un intérimaire a-t-il droit aux indemnités kilométriques pour ses trajets ?

Oui, si le trajet est considéré comme un déplacement professionnel. C’est le cas, en pratique, pour une mission temporaire de moins de trois mois dans la même entreprise cliente.
Avant d’accepter une mission, il est donc utile de vérifier les conditions de déplacement, surtout si le lieu de travail se trouve loin de votre domicile. Si vous cherchez une mission locale comme par exemple à Toulouse, vous pouvez aussi passer par Randstad pour avoir un emploi en intérim à Toulouse et poser directement la question des éventuelles indemnités de trajet chez eux.
Quelle est la différence entre trajet domicile-travail et déplacement professionnel ?
Pour l’URSSAF, un trajet vers un lieu de travail temporaire occupé depuis moins de 55 jours consécutifs relève du déplacement professionnel. Dans ce cas, la route vers l’entreprise utilisatrice peut donner droit à indemnisation.
Le lieu habituel de travail correspond à un poste occupé depuis plus de trois mois. Les missions d’intérim courtes, comme un remplacement, une mission saisonnière ou un contrat de quelques jours, n’atteignent pas cette durée. Le véhicule est donc utilisé pour les besoins de la mission. Le remboursement se fait alors avec le barème kilométrique officiel, qui couvre notamment le carburant et l’usure du véhicule.
Quelles sont les alternatives si le trajet n’est pas considéré comme professionnel ?
Si le trajet reste un trajet domicile-travail classique, l’employeur rembourse au minimum 50 % des abonnements de transports en commun. Il peut aussi proposer le Forfait Mobilités Durables.
Le Forfait Mobilités Durables (FMD) peut atteindre 800 € par an pour le vélo, le covoiturage et certaines mobilités propres. Il peut se cumuler avec la prise en charge des transports publics. Des agences comme Proman, Adecco et Manpower peuvent intégrer ces options au contrat de travail pour limiter le coût des déplacements.
Quel est le barème des indemnités kilométriques en intérim en 2026 ?

En 2026, le barème kilométrique prévoit un remboursement de 0,529 € à 0,697 € par kilomètre pour les voitures, selon la puissance fiscale du véhicule.
Ce barème est mis à jour chaque année par l’administration fiscale. Il tient compte du carburant, de l’entretien, des pneus, de l’assurance et de l’usure générale du véhicule.
Quels sont les tarifs au kilomètre pour les voitures et les motos ?
Le tarif dépend des chevaux fiscaux. Une voiture de 3 CV est remboursée 0,529 €/km. Une voiture de 7 CV et plus monte à 0,697 €/km. Les véhicules électriques bénéficient d’une majoration de 20 %.
| Puissance fiscale | Tarif automobile (jusqu’à 5 000 km) | Tarif deux-roues (jusqu’à 3 000 km) |
| 3 CV et moins | 0,529 € | 0,395 € (1 à 2 CV) |
| 4 CV | 0,606 € | – |
| 5 CV | 0,636 € | 0,468 € (3 à 5 CV) |
| 6 CV | 0,665 € | – |
| 7 CV et plus | 0,697 € | 0,606 € (plus de 5 CV) |
Les voitures 100 % électriques, comme la Renault Zoe, la Peugeot e-208 ou la Tesla Model 3, profitent de cette majoration. C’est un vrai plus pour les intérimaires qui roulent beaucoup.
Quels frais s’ajoutent au barème kilométrique forfaitaire ?
Les péages et les parkings payants s’ajoutent au remboursement kilométrique. Ils sont remboursés à part, sur justificatifs.
Le barème ne les inclut pas. Il faut donc garder les tickets d’autoroute, reçus de parking souterrain et justificatifs de stationnement. L’agence d’emploi les traite comme des notes de frais séparées.
Comment calculer le montant de ses frais kilométriques en mission ?

Le calcul est simple : distance aller-retour quotidienne × nombre de jours travaillés × coefficient du véhicule.
Le résultat donne le remboursement total de la mission. Certaines conventions collectives applicables peuvent prévoir un plafond ou des conditions de validation particulières.
Quelle est la formule de calcul et quels justificatifs fournir ?
La formule officielle est : distance totale parcourue × coefficient URSSAF. Pour être payé, il faut fournir la carte grise et un itinéraire précis.
L’agence d’intérim contrôle le kilométrage déclaré. Elle doit pouvoir vérifier que le véhicule a bien été utilisé pour la mission.
- La carte grise indique la puissance fiscale du véhicule.
- Le relevé d’itinéraire prouve la distance la plus courte ou la plus cohérente.
- Les tickets de péage et de parking justifient les frais annexes.
Exemple concret : combien touche un intérimaire pour une mission de 2 mois ?
Un cariste qui parcourt 50 km par jour pendant 40 jours avec une voiture de 5 CV touche 1 272 € d’indemnités kilométriques.
Exemple : il habite à 25 km de l’entrepôt logistique.
- Il parcourt 50 km par jour aller-retour.
- La mission dure 40 jours ouvrés, soit 2 000 km.
- Le coefficient d’une voiture de 5 CV est de 0,636 €.
- 2 000 km × 0,636 € = 1 272 €.
Ce montant, net d’impôt, s’ajoute au salaire mensuel.
Comment sont remboursés les trajets pour une formation en intérim ?

Les trajets vers un centre de formation peuvent être financés par les organismes paritaires de la branche. Le remboursement suit le plus souvent le barème kilométrique classique.
L’idée est simple : une formation ne doit pas devenir impossible à cause du transport. AKTO, le FPETT et les OPCO peuvent prendre en charge les frais pour permettre à l’intérimaire d’aller jusqu’au bout du parcours.
Qui prend en charge les frais de déplacement en formation ?
L’OPCO de la branche et le Fonds Professionnel pour l’Emploi du Travail Temporaire peuvent financer le transport, l’hébergement et la restauration pendant la formation.
Le financement par l’OPCO AKTO couvre les frais annexes des contrats de professionnalisation et d’apprentissage. Le salarié conserve sa rémunération pendant qu’il prépare une nouvelle qualification. Le FPETT intervient aussi dans certains parcours de reconversion, notamment après un accident du travail.
Le barème URSSAF s’applique-t-il aux trajets vers le centre de formation ?
Oui. L’utilisation de la voiture personnelle pour rejoindre un organisme de formation peut ouvrir droit aux indemnités kilométriques standards, financées dans l’enveloppe de formation.
Le développement des compétences demande parfois de se rendre sur des plateaux techniques spécialisés. L’intérimaire déclare alors ses trajets comme pour une mission en entreprise. Le gestionnaire de formation valide les notes de frais avant paiement.
Quelles solutions de mobilité si le véhicule personnel fait défaut ?

Si la voiture tombe en panne, si le permis manque ou si la mission est trop loin, le Fonds d’Action Sociale du Travail Temporaire peut aider. Ses solutions permettent de continuer la mission au lieu de la refuser.
Dans l’intérim, une panne au mauvais moment peut coûter une semaine de travail. Le FASTT sert justement à éviter ce genre de blocage.
Comment le FASTT aide-t-il les intérimaires à se déplacer en 2026 ?
Le FASTT propose notamment la location de voiture à 10 € par jour pendant 90 jours, des garages solidaires et une aide au logement pouvant atteindre 500 € pour les déplacements prolongés.
Ces aides répondent aux problèmes très concrets : voiture immobilisée, mission loin du domicile, frais de garde liés aux horaires décalés.
- La location de voiture coûte 10 € par jour quand une mission éloignée commence alors que le véhicule personnel est en panne.
- Les garages solidaires réparent les véhicules à coût réduit.
- L’aide au logement en déplacement peut atteindre 500 € par an pour limiter les trajets trop longs.
- La garde d’enfants à domicile peut être facturée 1 € de l’heure pour les horaires atypiques.
Quelles autres aides financières soutiennent la mobilité et la formation ?

Les intérimaires peuvent aussi utiliser des aides nationales pour financer une reconversion ou des déplacements liés à une reprise d’activité.
Les aides de France Travail peuvent compléter les dispositifs du FASTT, surtout pour les demandeurs d’emploi qui reprennent une mission. L’aide à la mobilité et certains chèques emploi couvrent une partie des frais de transport quand ils facilitent un retour durable vers l’emploi.
Comment financer un projet de reconversion complet ?
Un intérimaire cumule des droits à la formation. Ils peuvent servir à changer de métier, payer une partie des frais pédagogiques et sécuriser la rémunération pendant l’apprentissage.
L’utilisation du compte personnel de formation permet de préparer des certifications reconnues par l’État. Ce budget est précieux pour passer vers des secteurs qui recrutent, comme le nucléaire, la logistique ou le bâtiment.
Bien calculer ses indemnités kilométriques, connaître les aides du FASTT et mobiliser les bons financements évite de perdre de l’argent sur ses trajets. LearnThings, comparateur de formation, vous aide à trouver un parcours qualifiant adapté à votre projet professionnel et à votre zone géographique.







