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Tout savoir sur les contrats en alternance

Sommaire
Les contrats en alternance représentent une voie incontournable pour combiner formation théorique et expérience professionnelle
Il existe deux types de contrat en alternance : le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation. Les deux se différencient par leur durée, la rémunération, le public visé et le diplôme obtenus.

Nous allons explorer dans cet article exhaustif sur les contrats en alternance en découvrant la définition du contrat en alternance, les conditions pour en bénéficier et ses perspectives d’emploi.

  • Il existe deux types de contrat en alternance : contrat d’apprentissage et contrat de professionnalisation
  • Les conditions pour bénéficier d’un contrat en alternance sont : l’âge, le niveau d’étude et les domaines de métiers visés
  • Pour trouver un contrat en alternance, il faut contacter des entreprises d’accueil, aller sur les plateformes spécialisés, les salons ou les forums.
CONTRAT-EN-ALTERNANCE

Qu’est-ce qu’un contrat en alternance ?

Définition et principes de base

Un contrat en alternance est un contrat de travail spécifique qui permet à un individu de se former à un métier en combinant des périodes d’enseignement théorique en centre de formation et des périodes de pratique en entreprise. Cette formule offre une expérience professionnelle concrète tout en préparant un diplôme reconnu.

L’alternance présente de nombreux avantages pour l’alternant :

  • Il acquiert une expérience professionnelle significative dans le domaine visé
  • Il perçoit une rémunération pendant toute la durée de sa formation
  • Il obtient un diplôme ou un titre professionnel à la fin de son contrat

Pour l’employeur, l’alternance est également bénéfique :

  • Il forme un collaborateur selon les besoins spécifiques de son entreprise
  • Il bénéficie d’aides financières pour l’embauche et la formation de l’alternant
70% des alternants trouvent un emploi dans les 7 mois suivant leur formation (source : DARES, 2021). Cette statistique souligne l’efficacité de l’alternance pour l’insertion professionnelle des jeunes.
DARES (Direction de l’Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques)

Les deux types de contrats en alternance

Il existe deux principaux types de contrats en alternance : le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation. Bien qu’ils partagent des principes similaires, ces contrats présentent des différences notables en termes de public visé, de durée, de rémunération et de diplôme préparé.

Le contrat d’apprentissage 

Le contrat d’apprentissage s’adresse principalement aux jeunes de 16 à 29 ans qui souhaitent préparer un diplôme allant du CAP au diplôme d’ingénieur. Sa durée varie de 6 mois à 3 ans selon le diplôme visé. La rémunération de l’apprenti est comprise entre 27% et 100% du SMIC, en fonction de son âge et de son année de formation.

Le contrat de professionnalisation

Le contrat de professionnalisation cible les jeunes de 16 à 25 ans et les demandeurs d’emploi de 26 ans et plus. Il permet de préparer un diplôme ou un titre professionnel enregistré au RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles). Sa durée est généralement comprise entre 6 et 12 mois, mais peut être étendue jusqu’à 24 mois pour certains publics. La rémunération du salarié en contrat de professionnalisation varie de 55% à 100% du SMIC selon son âge et son niveau de formation.

En 2020, malgré le contexte sanitaire, 495 000 contrats d’apprentissage ont été signés, soit une hausse de 40% par rapport à 2019 (source : Ministère du Travail, 2021). Cette augmentation témoigne de l’intérêt croissant des jeunes et des entreprises pour cette voie de formation.

Voici un tableau comparatif mettant en évidence leurs différences :

Contrat d’apprentissageContrat de professionnalisation
Public viséJeunes de 16 à 29 ansJeunes de 16 à 25 ans et demandeurs d’emploi de 26 ans et plus
Durée6 mois à 3 ans6 à 12 mois (jusqu’à 24 mois pour certains publics)
Rémunération27% à 100% du SMIC selon l’âge et l’année de formation55% à 100% du SMIC selon l’âge et le niveau de formation
Diplôme préparéDu CAP au diplôme d’ingénieurDiplôme ou titre professionnel enregistré au RNCP
Tableau mettant en évidence les différences entre les deux types de contrats

En 2020, 495 000 contrats d’apprentissage ont été signés, soit une hausse de 40% par rapport à 2019 (source : Ministère du Travail, 2021).

Les conditions pour bénéficier d’un contrat en alternance

ONDITIONS-POUR-BENEFICIER-DUN-CONTRAT-EN-ALTERNANCE

Age et niveau d’études requis

Pour signer un contrat d’apprentissage, il faut être âgé de 16 à 29 ans révolus. Cette limite d’âge peut être repoussée dans certains cas, notamment pour les personnes en situation de handicap ou créant leur entreprise.

70% des apprentis ont moins de 22 ans (source : Ministère du Travail, 2021), ce qui montre que l’apprentissage est une voie particulièrement prisée par les jeunes en début de parcours professionnel.
Ministère du Travail

Les conditions d’âge pour un contrat de professionnalisation sont légèrement différentes :

  • Jusqu’à 25 ans révolus pour les jeunes
  • Sans limite d’âge pour les demandeurs d’emploi de 26 ans et plus, les bénéficiaires du RSA, de l‘ASS, de l’AAH ou d’un contrat unique d’insertion

Le niveau d’études ou de qualification requis varie selon le type de contrat et le métier visé :

  • Pour l’apprentissage : du CAP (niveau 3) au diplôme d’ingénieur (niveau 7)
  • Pour la professionnalisation : diplôme ou titre professionnel enregistré au RNCP, du niveau 3 (CAP, BEP) au niveau 7 (Master, diplôme d’ingénieur)

Il est important de noter que l’alternance est accessible à tous les niveaux d’études, ce qui en fait une voie de formation particulièrement inclusive et adaptée à différents profils.

Secteurs d’activité et métiers concernés

L’alternance concerne une grande variété de secteurs d’activité et de métiers, offrant ainsi de nombreuses opportunités aux alternants. Selon une étude de l’INSEE, les secteurs qui recrutent le plus d’alternants sont le commerce (25%), l’industrie (18%) et la construction (17%) (source : INSEE, 2020). Cependant, l’alternance se développe également dans d’autres domaines tels que les services, le tourisme ou encore l’informatique.

Voici quelques exemples concrets de formations et de métiers accessibles en alternance :

  • CAP : boulanger, coiffeur, mécanicien automobile, électricien, plombier
  • Bac professionnel : commerce, électrotechnique, gestion-administration, métiers de la sécurité
  • BTS : assistant de manager, comptabilité et gestion, tourisme, négociation et digitalisation de la relation client
  • Licence professionnelle : banque, assurance, informatique, métiers du numérique, logistique
  • Master : marketing, ressources humaines, ingénierie, management, finance
  • Diplôme d’ingénieur : aéronautique, informatique, mécanique, télécommunications, génie civil

Cette liste non exhaustive témoigne de la richesse et de la diversité des formations et des métiers proposés en alternance. Quel que soit le secteur d’activité ou le niveau d’études visé, l’alternance offre de réelles perspectives d’insertion professionnelle et de carrière.

Les démarches pour trouver un contrat en alternance

Recherche d’une entreprise d’accueil et d’un centre de formation

Pour trouver un contrat en alternance, il est recommandé de commencer par chercher une entreprise d’accueil. Cette démarche peut se faire de différentes manières, mais selon une étude de l’INSEE, 63% des alternants trouvent leur entreprise grâce à leurs recherches personnelles (source : INSEE, 2021). Cette statistique montre l’importance de se montrer proactif dans sa recherche.

Plusieurs sources peuvent être utilisées pour trouver une entreprise d’accueil :

  • Les sites spécialisés dans l’alternance et l’emploi des jeunes, tels que L’Étudiant, Indeed, CIDJ, ou encore les sites des CCI
  • Les salons de l’alternance, qui permettent de rencontrer directement des entreprises et des centres de formation
  • Le réseau personnel, en sollicitant sa famille, ses amis, ou encore les entreprises dans lesquelles on a déjà effectué des stages
  • Les candidatures spontanées, en envoyant son CV et sa lettre de motivation directement aux entreprises qui nous intéressent

Il est également possible de commencer par chercher un centre de formation qui propose la formation souhaitée. Les centres de formation ont souvent des partenariats avec des entreprises et peuvent aider les alternants à trouver une entreprise d’accueil.

Constitution du dossier de candidature

Une fois les entreprises ciblées, il est essentiel de constituer un dossier de candidature complet et soigné.

Ce dossier doit inclure plusieurs éléments clés :

  • Un CV actualisé et adapté à l’alternance et au secteur visé
  • Une lettre de motivation personnalisée pour chaque entreprise, mettant en avant ses motivations et sa compréhension des enjeux du poste
  • Les copies des diplômes obtenus et des relevés de notes, pour attester de son niveau d’études et de ses compétences
  • Les attestations de stages ou d’expériences professionnelles, qui peuvent être un atout pour montrer sa connaissance du monde de l’entreprise

Il est primordial de soigner ces documents, tant sur le fond que sur la forme. Selon une étude de RegionsJob, un recruteur passe en moyenne 30 secondes sur un CV (source : RegionsJob, 2020), d’où l’importance de se démarquer rapidement et de ne laisser aucune faute ou imprécision.

Entretien et signature du contrat

Après l’envoi des candidatures, les entreprises présélectionnent les dossiers les plus intéressants et convoquent les candidats à un entretien de motivation. Cet entretien se déroule généralement avec un ou plusieurs représentants de l’entreprise (responsable RH, tuteur, manager) et parfois avec un représentant du centre de formation.

L’entretien vise à évaluer la motivation du candidat, sa compréhension du poste et de l’entreprise, ainsi que son adéquation avec les valeurs et la culture de l’entreprise. Il est donc essentiel de bien se préparer en amont, en se renseignant sur l’entreprise et en préparant des questions et des arguments pertinents.

Si l’entretien est concluant, l’entreprise proposera au candidat de signer un contrat d’alternance. Ce contrat devra également être signé par le centre de formation et, si l’alternant est mineur, par son représentant légal. La signature doit impérativement avoir lieu avant le début de la formation en alternance.

70% des contrats d’apprentissage sont signés entre juin et octobre (source : Ministère du Travail, 2021), ce qui correspond à la période de rentrée scolaire.
Ministère du Travail

En suivant ces différentes étapes et en se montrant motivé et persévérant, il est tout à fait possible de décrocher un contrat en alternance dans le domaine et l’entreprise de son choix.

Suivi et évaluation de l’alternant

SUIVI-ET-EVALUATION-DE-LALTERNANT

Méthodes de suivi

Le suivi de l’alternant tout au long de son parcours est un élément clé de la réussite de sa formation en alternance. Ce suivi est assuré conjointement par l’entreprise d’accueil et le centre de formation, qui mettent en place des dispositifs complémentaires pour accompagner l’apprenant dans l’acquisition des compétences visées. 

L’importance de ce suivi est reconnue par les alternants eux-mêmes : selon une étude de la DARES, 88% des alternants se déclarent satisfaits du suivi dont ils bénéficient (source : DARES, 2021), ce qui témoigne de l’attention portée à cet aspect par les différents acteurs de l’alternance.

Le suivi de l’alternant se concrétise notamment par :

  • Des réunions de suivi périodiques, organisées à intervalles réguliers (par exemple, tous les mois ou tous les trimestres) et réunissant l’alternant, son tuteur en entreprise et un représentant du centre de formation (formateur référent, responsable pédagogique). Ces réunions sont l’occasion de faire un point complet sur le déroulement de la formation, sur les missions confiées à l’alternant, sur ses réussites et ses éventuelles difficultés. 
  • Des évaluations régulières, réalisées à la fois par l’entreprise et par le centre de formation, pour mesurer les progrès réalisés par l’alternant et identifier les axes d’amélioration. 
  • Un accompagnement individualisé, assuré par le tuteur en entreprise et le formateur référent, qui suivent de près le parcours de l’alternant et sont à son écoute pour répondre à ses interrogations, l’aider à surmonter les difficultés rencontrées et le guider dans la construction de son projet professionnel. 

Au-delà de ces dispositifs formels, le suivi de l’alternant passe aussi par des échanges informels réguliers entre l’entreprise et le centre de formation, qui permettent de partager les informations utiles et de coordonner les actions de chacun au service de la réussite de l’alternant.

Rôle du tuteur

Au sein de l’entreprise d’accueil, le tuteur joue un rôle absolument central dans la réussite du parcours de l’alternant. Véritable mentor, il est responsable de l’accompagnement de l’apprenant sur le terrain et de la qualité de la formation dispensée en situation de travail. Son engagement est reconnu comme un facteur clé de succès de l’alternance : selon une étude de l’ANACT, 70% des tuteurs considèrent que leur mission est essentielle pour la réussite du parcours de l’alternant (source : ANACT, 2020).

Le tuteur assume des missions variées et complémentaires auprès de l’alternant :

  • Il organise son parcours de formation au sein de l’entreprise, en définissant un plan de progression et en lui confiant des missions adaptées à son niveau et aux compétences qu’il doit acquérir. 
  • Il accompagne l’alternant dans sa découverte progressive du métier et de l’environnement professionnel, en lui transmettant les savoirs, les savoir-faire et les savoir-être nécessaires. 
  • Il est un soutien au quotidien pour l’alternant, en répondant à ses questions, en lui apportant des conseils, en l’aidant à résoudre les problèmes rencontrés, qu’ils soient techniques, organisationnels ou relationnels. 
  • Il évalue régulièrement les progrès de l’alternant, à travers des entretiens, des observations en situation de travail, des bilans intermédiaires. 
  • Il assure le lien avec le centre de formation, en participant aux réunions de suivi, en échangeant régulièrement avec les formateurs sur le déroulement de la formation et la progression de l’alternant.

Pour assumer pleinement ce rôle, le tuteur doit disposer de certaines qualités essentielles : expertise technique dans son domaine, capacités pédagogiques, qualités relationnelles, sens de l’organisation. Il doit aussi être en mesure de dégager le temps nécessaire pour accompagner l’alternant, ce qui suppose une bonne organisation et un soutien de sa hiérarchie. Conscientes de l’importance de ce rôle, de nombreuses entreprises proposent des formations spécifiques à leurs tuteurs, pour les aider à développer les compétences nécessaires.

Évaluation des compétences

L’évaluation des compétences acquises par l’alternant tout au long de son parcours est un enjeu majeur, puisqu’elle conditionne la validation de la formation et l’obtention du diplôme ou du titre professionnel visé. 

Cette évaluation porte sur l’ensemble des compétences développées par l’alternant, qu’il s’agisse des compétences techniques spécifiques au métier, des connaissances théoriques qui les sous-tendent, ou encore des compétences transversales (soft skills) de plus en plus recherchées par les entreprises.

85% des alternants estiment que les évaluations dont ils font l’objet reflètent bien leurs compétences réelles (source : CEREQ, 2021), ce qui témoigne de la pertinence et de la qualité des dispositifs d’évaluation mis en place dans les formations en alternance.
CEREQ

L’évaluation des compétences de l’alternant repose sur des modalités variées et complémentaires :

  • Les compétences pratiques, directement liées à l’exercice du métier, sont évaluées en situation professionnelle réelle, à travers les missions et les projets confiés à l’alternant. 
  • Les connaissances théoriques, qui constituent le socle de la formation et permettent de comprendre et d’analyser les situations professionnelles, sont évaluées par le centre de formation, à travers différents types d’épreuves : examens écrits ou oraux, questionnaires à choix multiples, études de cas, rédaction de mémoires ou de rapports, soutenances devant un jury. 

Perspectives d’avenir après un contrat en alternance

PERSPECTIVES-DAVENIR-APRES-UN-CONTRAT-EN-ALTERNANCE

Insertion professionnelle

L’un des principaux atouts de l’alternance est de permettre aux jeunes de bénéficier d’un taux élevé d’insertion professionnelle à l’issue de leur contrat. En effet, selon une étude réalisée par la DARES en 2021, 62% des alternants sont en emploi 6 mois après la fin de leur formation (source : DARES, 2021). Ce chiffre témoigne de l’efficacité de ce dispositif pour favoriser l’accès des jeunes à l’emploi.

Ce succès en termes d’insertion professionnelle s’explique par plusieurs facteurs :

  • Tout d’abord, l‘expérience professionnelle acquise par les alternants pendant leur contrat constitue un atout majeur sur le marché du travail. 
  • De plus, les alternants ont pu acquérir des compétences spécifiques, directement en lien avec les besoins des entreprises. 
  • Enfin, grâce à leur immersion en entreprise, les alternants ont pu se familiariser avec les codes, les normes et le fonctionnement du monde professionnel

Forts de ces atouts, les jeunes issus de l’alternance sont donc particulièrement bien armés pour s’insérer efficacement sur le marché du travail et pour répondre aux besoins des entreprises.

Poursuite d’études

Si l’insertion professionnelle est la voie privilégiée par une majorité d’alternants à l’issue de leur contrat, certains d’entre eux font le choix de poursuivre leurs études pour approfondir leurs connaissances et élargir leurs compétences.

37% des alternants optent pour cette voie de la poursuite d’études
CEREQ, 2020

Plusieurs options s’offrent aux alternants qui souhaitent continuer leur parcours de formation :

  • Ils peuvent choisir de préparer un diplôme de niveau supérieur dans le même domaine que celui de leur contrat d’alternance. Par exemple, un titulaire d’un BTS obtenu en alternance peut décider de poursuivre ses études en préparant une licence professionnelle ou un bachelor dans le même champ disciplinaire, afin d’acquérir des compétences plus pointues et de viser des postes à plus haute responsabilité.
  • Une autre possibilité est de se spécialiser dans un domaine connexe, afin d’élargir son champ de compétences et de s’ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles. Par exemple, un alternant ayant obtenu un DUT en informatique peut choisir de se spécialiser dans le domaine de la cybersécurité ou de l’intelligence artificielle, pour répondre aux besoins émergents des entreprises.
  • Enfin, certains alternants profitent de leur expérience en entreprise pour se réorienter vers une nouvelle filière, tout en capitalisant sur les compétences transversales acquises pendant leur alternance (autonomie, travail en équipe, gestion de projet, etc.). C’est par exemple le cas d’un alternant ayant obtenu un CAP en cuisine qui décide de se réorienter vers un BTS en hôtellerie-restauration, pour évoluer vers des fonctions de management.

Dans tous les cas, la poursuite d’études après un contrat d’alternance est facilitée par les acquis de cette expérience, qui permettent aux jeunes de mieux définir leur projet professionnel, de gagner en maturité et en autonomie, et de développer des compétences transférables dans différents contextes.

Embauche par l’entreprise d’accueil

Pour les alternants qui souhaitent s’engager rapidement dans la vie active, l’une des perspectives les plus intéressantes est de se voir proposer un poste au sein de leur entreprise d’accueil à l’issue de leur contrat. C’est une situation fréquente, puisque selon une étude réalisée par l’IFOP en 2021, 42% des alternants se voient offrir un emploi par l’entreprise dans laquelle ils ont effectué leur alternance (source : IFOP, 2021).

Cette possibilité d’embauche par l’entreprise d’accueil dépend de plusieurs facteurs :

  • En premier lieu, elle est conditionnée par les besoins de recrutement de l’entreprise au moment où l’alternant termine son contrat. 
  • Le niveau de performance et le potentiel montrés par l’alternant tout au long de son contrat jouent également un rôle déterminant. Si l’alternant a fait preuve de compétences, d’implication et d’une réelle valeur ajoutée pour l’entreprise, celle-ci aura tout intérêt à le garder dans ses effectifs.
  • Enfin, l’adéquation entre le profil de l’alternant (ses compétences, sa personnalité, ses aspirations) et les attentes de l’entreprise est essentielle. L’entreprise doit être convaincue que l’alternant correspond à sa culture, à ses valeurs et à ses besoins sur le long terme.

Lorsque toutes ces conditions sont réunies, l’embauche par l’entreprise d’accueil constitue une opportunité très intéressante pour l’alternant, qui peut ainsi capitaliser sur son expérience et s’engager dans une dynamique de carrière au sein d’une structure qu’il connaît déjà bien.

Réseau professionnel

Au-delà des perspectives d’emploi ou de poursuite d’études, l’un des atouts majeurs de l’alternance pour la future carrière des jeunes est le développement d’un réseau professionnel

En effet, tout au long de leur contrat, les alternants ont l’occasion de côtoyer de nombreux professionnels, dans leur entreprise d’accueil mais aussi à l’extérieur, et de nouer des relations qui pourront s’avérer très précieuses par la suite. Selon une étude réalisée par l‘APEC en 2021, 70% des jeunes diplômés trouvent d’ailleurs leur premier emploi grâce à leur réseau (source : APEC, 2021), ce qui témoigne de l’importance de cet aspect.

Le réseau professionnel que l’alternant développe pendant son contrat se compose de plusieurs cercles :

  • Il y a d’abord les collègues et les responsables hiérarchiques au sein de l’entreprise d’accueil, avec lesquels l’alternant travaille au quotidien.
  • L’alternant côtoie également de nombreux intervenants au sein de son centre de formation (formateurs, responsables pédagogiques, intervenants professionnels), ainsi que d’autres alternants. Ces contacts peuvent ouvrir de nouvelles perspectives, par exemple pour trouver un stage, un emploi dans une autre entreprise, ou pour monter un projet entrepreneurial.
  • Enfin, l’alternant est amené à rencontrer de nombreux professionnels lors d’événements extérieurs (salons, conférences, séminaires).

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Pour aller plus loin

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Romain Campenon
Avec un intérêt prononcé pour le secteur de la formation en ligne, je me consacre à la rédaction d'articles exhaustifs sur une gamme diversifiée de formations. Conscient de l'essor croissant de ce phénomène, il est devenu évident qu'un acteur fiable et informatif est nécessaire pour orienter les individus vers des formations de qualité, à un coût optimal et sans risque de fraude. Chez LearnThings, nous nous engageons à référencer et à sélectionner les formations qui nous paraissent les meilleures dans divers domaines. Notre objectif est de vous fournir des recommandations sur mesure, afin de vous permettre d'accéder à une formation d'excellence qui répond à vos besoins spécifiques.
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